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Gaza : les faits ·

Les hôpitaux de Gaza : al-Shifa, Nasser, Kamal Adwan

Les plus grands hôpitaux de Gaza ont été assiégés, pris d’assaut et laissés en ruines. Des fosses communes ont été découvertes dans leur enceinte. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a demandé une enquête indépendante.

L’hôpital al-Shifa à Gaza-ville après la guerre
Photo: Jaber Jehad Badwan · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Al-Shifa

Al-Shifa, le plus grand hôpital de Gaza, a été pris d’assaut par les forces israéliennes en novembre 2023, puis de nouveau lors d’un siège de deux semaines en mars et avril 2024. Au retrait des troupes, le complexe était en ruines.

Fosses communes à Nasser

En avril 2024, des équipes de la défense civile palestinienne ont exhumé 283 corps de fosses communes dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès, certains les mains liées. Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié », a rappelé que « le meurtre intentionnel de civils, de détenus et d’autres personnes hors de combat est un crime de guerre » et a demandé des enquêtes indépendantes.

Kamal Adwan

Le 27 décembre 2024, les forces israéliennes ont pris d’assaut l’hôpital Kamal Adwan, l’un des derniers en fonctionnement dans le nord de Gaza. Le personnel et les patients ont été forcés de sortir et de se déshabiller dans le froid hivernal. Le directeur de l’hôpital, le docteur Hussam Abu Safiya, a été arrêté et emmené à Sde Teiman.

La médecine prise pour cible

Les attaques contre les hôpitaux, les ambulances et le personnel de santé sont interdites par le droit international humanitaire. À Gaza, elles sont devenues systématiques, comme l’ont documenté l’ONU, l’Organisation mondiale de la santé et les organisations médicales présentes sur le terrain.

Voir NAZA

« Naza », c’est l’argot militaire israélien pour les dommages collatéraux : le nombre de civils qu’un officier est autorisé à tuer lors d’une frappe. Dans ce documentaire, 24 officiers du renseignement et soldats israéliens, souvent issus des unités les plus prestigieuses de l’armée, expliquent comment ce nombre a été fixé, approuvé et dépassé à Gaza. Leurs visages et leurs voix sont masqués.

En salles maintenant, puis gratuit dans le monde entier sur theguardian.com après l’exploitation en salles.

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