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Gaza : les faits ·

La faim comme arme : du massacre de la farine à la famine à Gaza

Des gens abattus en attendant de la farine, des humanitaires tués dans des convois identifiés et, en août 2025, une famine confirmée à Gaza-ville. La CPI considère qu’affamer des civils est un crime de guerre.

Un enfant déplacé devant une tente dans un abri à Gaza
Photo: Ashraf Amra · CC BY-SA 3.0 igo · Wikimedia Commons

Le massacre de la farine

Le 29 février 2024, une foule s’est rassemblée autour de camions d’aide transportant de la farine, rue al-Rashid à Gaza-ville. Les forces israéliennes ont ouvert le feu. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 110 personnes ont été tuées et des centaines blessées. L’événement est resté connu comme le massacre de la farine.

Des humanitaires tués

Le 1er avril 2024, des frappes de drones israéliens ont touché l’un après l’autre trois véhicules d’un convoi de World Central Kitchen, tuant sept humanitaires. Le convoi était clairement identifié et son itinéraire avait été coordonné avec l’armée israélienne.

Tués en cherchant à manger

Après un blocus quasi total au printemps 2025, la distribution de nourriture a été confiée à la Gaza Humanitarian Foundation, soutenue par Israël et les États-Unis. Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a recensé plus de 1 300 Palestiniens tués alors qu’ils tentaient d’obtenir de la nourriture entre fin mai et fin juillet 2025, la plupart près des sites de la fondation.

Une famine confirmée

Le 22 août 2025, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), la référence mondiale pour les crises alimentaires, a confirmé la famine dans le gouvernorat de Gaza. C’était la première famine jamais confirmée au Moyen-Orient, et des responsables de l’ONU l’ont qualifiée de famine provoquée par l’homme.

Un crime de guerre

Les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant visent notamment le crime de guerre consistant à affamer des civils comme méthode de guerre. Human Rights Watch a conclu que la privation délibérée d’eau imposée par Israël équivalait à une extermination et à des actes de génocide.

Voir NAZA

« Naza », c’est l’argot militaire israélien pour les dommages collatéraux : le nombre de civils qu’un officier est autorisé à tuer lors d’une frappe. Dans ce documentaire, 24 officiers du renseignement et soldats israéliens, souvent issus des unités les plus prestigieuses de l’armée, expliquent comment ce nombre a été fixé, approuvé et dépassé à Gaza. Leurs visages et leurs voix sont masqués.

En salles maintenant, puis gratuit dans le monde entier sur theguardian.com après l’exploitation en salles.

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